Ma démarche

Mes préoccupations

De ces différents enseignements, au-delà des apprentissages techniques, j’ai conservé deux préoccupations permanentes :

  • Celle de ne pas trop en faire, que ce soit sur la forme ou le fond. Ce trop pouvant être dans la peinture elle-même et/ou dans son message. Epurer, aller à l’essentiel, ne point trop en dire, laisser le « regardeur se faire sa propre histoire »,
  • Celle de trouver « mon écriture ». Il me semble, lorsque je regarde mon travail, que je commence à m’en approcher, tout en sachant que c’est un chemin qui prendra fin avec celle de ma propre vie. En ce sens c’est une démarche spirituelle. Par ailleurs, le créateur peut-il être le mieux placé pour en parler ?  

« Je pense que la peinture est une dualité et que la peinture abstraite est une chose entièrement esthétique…elle ne s’occupe réellement que de la beauté de ses rythmes et de ses formes…voyez-vous, je pense que l’art rend compte ; je pense que c’est un reportage. Il n’y a dans l’art abstrait aucune tension » (Francis Bacon entretiens avec David Sylvester p 73/74).

Le reportage de l’être humain est mon sujet ou pour être plus précis : l’homme est mon sujet central. Le désir donne à voir. Je donne à voir mon désir. Toute peinture est engagée dans le sens où elle dit du social et qu’elle parle des autres dans leurs réalités. Peindre c’est parler de soi. Exposer, c’est s’exposer.

Patrick DANET

Publié par patrickdanetblog

Un visage est, pour moi, comme un roman potentiel en ce sens. Qui est cet inconnu dont le visage démesuré s'impose à moi ? Quelle histoire ce visage fait-il naître dans mon imagination ? L'être humain est toujours un grand mystère à la fois parce qu'il est proche et loin à la fois. Proche de ce que je suis et heureusement si différent. C'est également cette diversité qu'il m'importe de mettre en scène, de même qu'il m'intéresse d'interroger les représentations liées au genre. Fille ou garçon ? Homme ou femme ? Qu'importe

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