Présentation

J’ai véritablement commencé à peindre lors de mes études d’éducateur spécialisé. Nous devions choisir une activité éducative : théâtre, modelage ou peinture. J’ai eu la chance d’avoir « un vrai » peintre comme enseignant et je n’ai, depuis, jamais cessé de peindre ou de dessiner.

J’ai utilisé ces techniques dans le cadre de mon travail auprès d’enfants et d’adolescents en situation de handicap, ainsi qu’auprès de personnes malades du Sida dans le cadre de l’association Aides. Après une formation en art-thérapie auprès de l’Hôpital Saint Anne à Paris et l’obtention d’une licence de psychologie, j’ai étudié les arts plastiques à l’Université Concordia de Montréal pendant une année.

J’ai suivi en 2004 une formation d’animateur d’atelier en arts plastiques auprès de l’Ecole Terre et Feu à Paris. C’est en 2000 que j’ai commencé la sculpture auprès de Gyslaine Vernaujoux. http://www.artiste-sculpteure.com/

J’aime pratiquer de front le dessin, la peinture, la sculpture et le modelage. Ces quatre approches se complètent.

Avant de peindre, je fais un dessin déjà très abouti. Il m’est d’ailleurs arrivé de regretter parfois d’être passé trop vite à la peinture avec le sentiment de m’y perdre. Mais l’envie de passer à la couleur est trop forte. Et puis j’aime ces moments de « panique » dans lesquels tu perds tes repères. C’est dans ces moments d’insécurité que peut émerger ce dépassement de soi et l’étincelle de poésie.

Sculpter est beaucoup plus physique. Il y a place pour une lutte contre la pierre que l’on frappe, que l’on ponce pour obtenir la forme voulue. Il faut en quelque sorte dompter la matière pour aller à l’essentiel. Cette recherche d’une épure m’est utile dans mes dessins et mes peintures.

Je travaille principalement à l’acrylique sur toile ou sur bois. Les dessins sont à la mine de plomb sur papier Vélin d’Arches. Les sculptures sont en calcaire, en pierre de Jaumont ou en albâtre. J’utilise volontairement différentes techniques en peinture. A la fois dans les supports (bois et toiles) que dans la gestuelle, à savoir un travail très spontané réalisé avec de grandes brosses ou, au contraire, un travail très proche de celui du dessin, voire de l’affiche s’agissant des monochromes, par exemple.

Les portraits sont ma thématique préférée. Un visage est un roman potentiel, une invitation au voyage telle qu’un paysage pourrait l’être pour d’autres. Quelle histoire ce visage fait-il naître dans mon imagination ? L’être humain est toujours un grand mystère à la fois parce qu’il est proche et loin à la fois. Proche de ce que je suis et heureusement si différent. C’est cette diversité qu’il m’importe de mettre en scène, de même qu’il m’intéresse d’interroger les représentations liées au genre. Homme ou femme ? Qu’importe, j’ai alors plus de scénarios à ma disposition. Il faut déranger le regard du spectateur en jouant sur cette ambiguïté en m’appuyant sur un esthétisme à la frontière du kitsch parfois.

Les peintures et dessins sont tous de grands formats entre 60×60 cm ou 100×100 cm. L’objectif est, en s’appuyant sur ce grossissement, de « forcer » le regard du spectateur, de le décaler de la simple représentation d’un visage pour le « regardeur » et le modèle.

J’ai exposé à la galerie le Carroi des arts de Montlouis sur Loire en 2016 et en 2022 et en 2024 et participé à plusieurs expositions collectives à Amboise et à l’art en Troglo.

Cordialement

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